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Si vous avez des étourdissements qui durent des semaines, voire des mois, et que vos bilans ORL, IRM et tests d’équilibre reviennent normaux, il est possible que vous fassiez face à un vertige postural-perceptuel persistant ou PPPD. Diagnostiqué assez tôt, ce trouble est traitable. C’est pourquoi identifier ses manifestations est crucial pour bénéficier de soins adaptés le plus tôt possible.

Les signes qui doivent vous alerter

Des symptômes typiques permettent de reconnaître les vertiges du PPPD :

  • L’instabilité sans vertige rotatoire. Le patient ne ressent pas la pièce qui tourne, comme c’est le cas lors d’un VPPB ou d’une crise de Menière. Il a plutôt une sensation de tangage permanente, et l’impression de flotter et de ne pas être stable.
  • L’aggravation du déséquilibre debout et lors de la marche. Les manifestations du trouble s’intensifient dès que le corps est en mouvement ou en position verticale, mais sont moins présentes en étant allongé.
  • Une gêne accrue dans les environnements visuels chargés. Le malaise augmente quand les repères visuels sont denses, comme dans un supermarché, devant des écrans, des motifs répétitifs et une foule.
  • La sensation d’être « sur un bateau ». C’est comme avoir le mal de terre après un long voyage en mer. Le sol semble alors continuer de bouger.
  • Fréquemment, l’anxiété associée à la peur de tomber. La crainte de perdre pied conduit à se crisper, à scruter ses moindres ressentis, à fuir certaines circonstances, ce qui maintient le cerveau en alerte et amplifie les symptômes.

Pris isolément, ces signes ne révèlent pas l’affection, mais associés, ils forment un tableau révélateur.

Ce n’est pas « dans votre tête »

En cas de PPPD, ne croyez pas que les symptômes sont le fruit de votre imagination. On peut vous dire que c’est une faiblesse psychologique, mais non. C’est un trouble neurologique fonctionnel, reconnu depuis 2017 et intégré à la classification internationale des maladies. C’est un problème qui vient de la manière dont votre cerveau traite l’équilibre. Ce dysfonctionnement est réel, mesurable dans ses effets, même si les examens classiques ne le montrent pas.

Concrètement, le cerveau est en mode vigilance suite à un événement déclencheur comme une crise de vertige positionnel (VPPB), une commotion, une infection de l’oreille interne ou un épisode de stress intense. En temps normal, il baisse sa garde une fois cette phase critique passée. Pourtant, lors d’un PPPD, ce réglage ne se réinitialise pas et le mécanisme de veille ne se relâche pas, ce qui génère des sensations d’instabilité.

Fort heureusement, des approches ont fait leurs preuves et montré leur efficacité : d’abord, la rééducation vestibulaire, une kinésithérapie qui réhabitue petit à petit le cerveau en mouvement à débrancher l’état d’alerte, puis la TCC ou thérapie cognitivo-comportementale qui agit sur l’anxiété et l’hypervigilance. Des médicaments peuvent les compléter, et seul un médecin peut vous les prescrire. N’hésitez donc pas à consulter un professionnel pour un diagnostic précis et récupérer au plus vite lorsque vos vertiges durent depuis plus de trois mois.

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